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Le patrimoine culturel d'Ouled-Djellal est la propriété de toute la population. Ce patrimoine est en danger et personne ne bouge. Il faut reconnaître que des initiatives individuelles ont été entreprises mais ont été avortées.

  A présent, il est du devoir des responsables,  des spécialistes en la matière, des amateurs de prendre une décision et de faire des recherches étudiées et méthodiques.
  S'organiser et faire un travail bénéfique nécessitent des efforts énormes, mais la bonne intention prime dans des circonstances pareilles.
 Ouled-Djellal compte des dizaines d'associations et on ne peut pas ignorer les activités même rares de ses associations, mais aucune n'a réussi à préserver ou à défendre le patrimoine culturel d'Ouled-Djellal.
Beaucoup de gens à Ouled-Djellal ignorent que le patrimoine de toute la région est très varié et des plus riches. En effet, la ville a connu des époques pleines d'activités bien avant la colonisation par l'armée Française. Les sites qu'on peut admirer prouvent que toute la région mérite un peut plus d'intérêt.
Les vieilles mosquées, le célèbre minaret, la villa Clerjeau à El Issel, le pont d'El Issel, l'ancienne église, la vieille ville, le reste des ruines Romaines à El Baourada, la vieille prison, les Nadis d'Erahba, El Hasnia et sa mahqama, ce qui reste des arcades de la grande place Errahba, l'Arc de la Rahba Echarguia et autres...


Les sites combien importants qu'on peut visiter à Sidi Khaled et dans toute la région sont très intéressants: La mosquée de Khaled Ibnou Sinan, les gravures rupestres dans la grotte de Oued Ettal, le fort de Doucen et d'autres merveilles ne doivent pas être délaisses.

Les civilisations qui sont passé dans la région ont laissé beaucoup de traces qu'il faut valoriser, et ceci ne sera possible que par des actions planifiées et aux objectifs bien définis.


بإسم الله الرحمان الرحيم

 

Cette page et dédiée à tout les Maîtres et Oulémas issus de la ville, de la région ou ayant seulement passé des moments pour une raison ou une autre.
Ces maîtres inoubliables ont sacrifiés leur vie à l'enseignement du Saint Coran et  à l'éducation des gens. Plusieurs d'entre eux étaient membres actifs au sein de l'Associ
ation des Oulémas Musulmans Algériens. Non seulement ils contribuèrent à l'éducation de la population, mais ils participèrent à la formation politique et paramilitaire des jeunes, futurs Moudjahidines.

La liste qui suit n'est en aucun cas définitive ou sélective. D'autres noms suivront dans les jours qui viennent avec des biographies et photos à l'appui.

 

Lameche Si Tahar
Smatti Si Abdallah.
Cheikh Naim Nouaimi
Si Abdelmajid Habba
Smatti Si Bouzid
Djoudir Si Boubakeur
Bourahla Si Ahmed Ben Baha.

 

Si El Habib
Soukeur Si Ahmed.
Hailouf Si Abdelkader.
Tatai Si Abdelhamid.
Azri Si Belkacem.
Ghedhab Si Tayeb.
Lakhdhar Ben H'Boub.

 

Mokhtari Si Abderrahmane.
Cheikh Smatti Mohamed Ben Laabed.
Moubarki Ahmed.
Moubarki Si Abdeljabbar.
Smatti Mohamed Sayah
Zekri Si Lamri
Mabrouki Si Amar
Farrah Si Mayouf

 

Naimi Si Mostafa
Merini Abdelhamid
Slimai Si Laabed



Lameche Si Tahar.


 

Lameche Si Tahar fut l'un des grands Maîtres du Saint Coran à Ouled-Djellal.

Ce grand personage tant respecté est né en 1896 à Ouled-Djellal de Lameche Abdelhafidh ben Ahmed Ben Hadj Belgacem et de Lastab Zohra Bent El Mekki.

 

Dès son jeune âge, Si Tahar alla à l'École coranique de Senoussi Si Boubakeur, son premier maître. Il resta dans cette école pendant 2 ou 3 années avant de rejoindre celle de Maître Hannache Laid ou il finit d'apprendre tout le coran par coeur. Il apprit d'autres sciences: Fikh, Tawheed, Grammaire…

 

Âgé de 13 ou 14 ans, Si Tahar commença à exercer le métier de fellah . Il exploitait le jardin de son père à Dhibai, située à l' ouest de la ville. Il cultivait toutes sortes de fruits et légumes tout en

 

s'occupant des palmiers dattiers. Il était aussi un bon couturier, il confectionnait des gandoura pour hommes et des robes pour femmes surtout pour les gens qui habitaient hors de la ville et s'y rendait hebdomadairement pour s'approvisionner. Il était un très bon réparateur d'horloges et de montres.

 

En 1934, Si Tahar alla à Alger pour trouver un travail comme tout les jeunes des zones déshéritées. Il sera embauché par l' usine de production de cigarettes Job.

 

Si Tahar, Mohamed Laroussi dit El Hammi, Zannouda Mohamed Ben Toumi et Terfas Mohamed Ben Lahdibi partagèrent la même chambre et furent de très bons amis. Ils fréquentèrent ensemble le fameux Nadi Ettarakki fondé par Cheikh Taieb El Okbi. Abou Bakeur Djaber Ellioui El Djazairi était à l'époque le Moudarras ' Maitre' de coran.

 

 

 

 

Ils étaient fidèles aux prêches, leçons, prières et leçons de patriotisme et de citoyenneté.

Ces fréquentations tant fructueuses aiguisèrent les connaissances des jeunes Djellalis habitant Alger. Ils développèrent ainsi leurs sens de l'organisation et de la responsabilité leur permettant de fonder l'Association Djellallienne de Bienfaisance qui donnera naissance à l'École Djellalienne'.

Si Tahar revint à Ouled-Djellal et commença à enseigner  dans le Nadi Eljallali situé à Errahba et construit par Zannouda Mohamed Ben Toumi. Il activait au sein de ce Nadi en compagnie de Si Ahmed Zarrougue, Targui Abderrahmane, Boudjelida Mohamed, Zarrougue Abdelhafidh et bien d'autre.

En 1954, Si Tahar transféra son école vers la Zaouia connue sous le nom de Zaouiet Si Tahar Ben Lameche. Avec Fraihat Si Ahmed Ben Khelifa, Si Tahar enseigna le Saint Coran et beaucoup de sciences. La fréquentation de l'école était mixte dans un respect total.

Si Tahar n'était pas seulement enseignant, mais il était un grand éducateur et défendeur des valeurs et principes. Il avait un tres bon niveau en Français. Il aimait la poésie et les chants patriotiques qu'il enseignait à ses élèves.

Il emmenait les garçons au jardin et leur inculquait une formation paramilitaire: marche, natation, course, amour de la patrie, technique de camouflage...

 

Après une vie pleine de services pour sa patrie, Si Tahar se retira a cause de son âge avancé et de la maladie.

 

Si Tahar nous quitta à la fin de l'année 1990.

 

Rahimakoum Allahou Jamia'n

إنا لله وإنا إليه راجعون





Cheikh Abou Bakr Djoudir

 

Abou Bakr Ben Amr Ben Attia Ben Ahmed Ben El Joudi Ben Belkacem Ben Lembarek Be El Badaoui El Kouraifi El Jallali .Son nom de famille est Djoudir. Son grand père Ahmed El Joudi était connu pour sa science et son savoir pour soigner les gens à l'aide du Coran.

 

Notre cheikh est né en 1917 à Ouled-Djellal. Il commença à apprendre le Coran des son jeune âge. Il réussit à apprendre la totalité du livre saint avant d'avoir 10 ans sous la tutelle de son maitre Sidi M'hamed Ben Smatti Ben Abdelbaki. Il était assidu, intelligent et très volontaire. Ces qualités lui ont permis de rester dans la Zaouia  pour aider son maitre dans sa tache. Il le suppléa dans son poste et enseigna les principes du Fikh et du Coran.

Apres le décès de son Cheikh en 1937, Cheikh Abou Bakr le remplaça dans ses fonctions dans la Zaouïa. Il devint le Maitre et l'Imam de la Mosquée Legbour, nom tiré du cimetière de la révolution populaire.

 

En 1950, Cheikh Aboubakr déploya des efforts gigantesques pour la restauration de la Zaouia et de la mosquée ou il enseigna et organisa des conférences tenues par des scientistes et des savants de réputation.

Ses responsabilités ne l'ont pas empêchées d'aller jusqu'à d'autres Zaouia pour puiser la science et apprendre d'avantage: il fréquenta la Mosquée de la Rahba " El Atik" et la Zaouia El Kadiria sans oublier les autres mosquées.

 

Cheikh Aboubakr accomplit le pèlerinage en 1977 mais il visita les lieux saints en 1975 ou il put accomplir une Omra pour la première fois de sa vie.

Plusieurs savants imminents ont participle à la formation de notre cheikh:

 

-         Cheikh M'hamed Ben Abdelbaki Smatti.

-         Cheikh Sidi M'hamed Ben laabed Smatti

-         Si Abdallah Ben Ben Mohamed Ben  Laabed Smatti.

-         Si Mostefa Mabrouki Ben Kouider.

-         Si Ali Ben Sadek Ettabii El Annabi.

 

Notre Cheikh ne connaissait pas le repos, il était tout le temps occupé à lire, enseigner ou travailler dans son jardin. Il était exemplaire dans son comportement et toute la population le respectait pour sa forte personnalité et ses connaissances profondes de la science, le Coran, le fikh, la poésie et autres…

Cheikh Aboubakr Djoudir nous quitta le 17 Février 2005 après avoir passé une vie pleine de service et de loyauté à son Dieu, sa nation et son peuple.

Les gens d'ouled-Djellal l'évoquent avec respect et fierté.

Allah Yarhamkoum Jamian.

Le texte et la photo ne sont pas encore disponibles.

Si vous etes en mesure de faire ce travail, ce sera avec grand plaisir.

Envoyez  à

majelisse@yahoo.fr

et citez votre nom



Merci


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