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Ouled-Djellal, Mon Oasis bien aimée.

 


Cette page est entièrement dédiée a Ouled-Djellal, ma ville bien aimée laquelle est une

ville située dans la wilaya de Biskra, à environ 100 Km de cette dernière , itinéraire de


Doucen et de beaucoup moins si on prend l'itinéraire de Lioua. Elle compte plus de


70000 habitants.

 


 

Située à la jonction de deux oueds (Djedai et el-Issel), issus des eaux pluviales du


nord du pays, son économie est basée exclusivement sur l'agriculture, en particulier


les dattes "Deglet Nour", les figues,grenades et raisins. La région est également


productrice d'ovins et est connue pour sa meilleure race de mouton ' Ouled-Djellal'.


Ouled-Djellal est aussi reconnue pour son eau chaude, cela s'expliquepar le fait que

l'eau est puisée entre 1800 et 2000 mètres de profondeur.

             Grande Place d'Ouled-Djellal. Tableau peint par Camille Leroy.

 

Agriculture:    principale activité.

A cause des conditions favorables: abondance de l'eau, proximité d'Oued Djedai,

richesse du sol, des milliers de palmiers ont été planté le long de l'oued formant ainsi

une sorte de croissant vert .

             L'agriculture était l'activité principale de toute la population d'Ouled-Djellal.

On y cultivait toutes sortes de dattes, des légumes, des fruits. Les gens aimaient les

abricots d'Ouled-Djellal. Ces abricots étaient très petits de calibre, mais ils étaient très

sucrés avec une saveur unique. Presque tout les abricotiers ont disparut. La

sécheresse a tout ravagé. Les agriculteurs ont presque tous abandonné leurs activités

et se sont tournés vers un emploi ou l'émigration.


L'ancienne palmeraie témoigne d'une grande richesse d'activité et d'un grand amour

des propriétaires, qui malgré l'appauvrissement du sol, le peu d'eau qui existe

actuellement, l'âge des palmiers, la cherté de la vie: ces gens continuent à s'occuper de

ce qui reste. Ils méritent des encouragements.

Les agriculteurs utilisaient des outils traditionnels fabriqués localement par de

talentueux forgerons. Leurs produits étaient très demandés : pelles, pioches, ciseaux,

pinces, serrures, fers à cheval et d'autres outils à usages multiples. Ils étaient de bons

maréchal ferrands.

                           La forge de Hamama EL Hadi. ( jeune artiste forgeron).

A cause de la renommée de ces forgerons, la rue ou ils se trouvaient a pris leurs noms

'' La rue des Forgerons'' '' Zgag El Hiddada'' comme on l'appelle localement. Ces

maitres forgerons ont appris le métier et l'ont hérité de père en fils:

Les Hamama:

de leur grand pere

Les Darradji:


Les Zaddam:


Les Gahri:



Les vieux ont disparus mais le métier  a survécu. En effet, on trouve toujours des

jeunes forgerons a l'oeuvre:

Darradji Naji

Darradji Brahim

Hammama Belkacem

Hamama El Hadi

Zaddam Said et fils

Ces jeunes representent une page de l'histoire de la ville qu'il faut transmettre aux

genérations futures.

L'élevage:

Bien que réputées par la possession d'une ou de deux chevres dans chaque maison

 pour leur lait, Ouled-Djellal est une des régions reconnue pour l'élevage du mouton.

La race " Ouled-Djellal" est la plus connue mondialement. Non seulement le mouton "

 Ouled-Djella" est beau et fort mais il peut s'adapter à beaucoup de conditions de vie.

Sa viande est la plus délicieuse de toutes les viande de moutons.

Le métier à tisser.


 Les femmes étaient d'excellentes tisserandes qui produisaient des merveilles: haïks,

couvertures (hanbal), mendils (serviettes), kachabia, burnous, tapis et autres. Hélas,

cette activité artisanale est en train de disparaitre car délaissée et ignorée par les

jeunes. Des couleurs typiques caractérisent ces produits textiles. Les couleurs

dominantes de la région : le rouge, le vert, le jaune, et le blanc. Les tisserands utilisent

des formes géométriques tel que le losange, le rectangle, le carré. Ils utilisent aussi des

plantes tel que le palmier, les fleurs, le trèfle. La gazelle, le mouton, la chèvre et les

chameaux sont les principaux animaux qui décorent ces produits.

A part les rares femmes qui produisent de beaux burnous et kachabias, l'activité

combien importante est en train de disparaitre.

Les résponsables locaux ont lancé un atelier pour la production artisanale mais

l'initiative a été sabotée.

El Khandag et les habitants Juifs:

El Khandag était l'un des quartiers les plus actifs de la ville. Il y'avait plusieurs activités

commerciales: épicerie, herboristes, coiffeur, galvanisateurs, bijouteries. Mais les

activit és les plus importantes étaient la fabrication des bijoux en or et en argent, et la

galvanisation des ustensiles de cuisine. Ces commerces étaient détenus par des juifs:

Makha / Bakhi / benan / Shemoune / Dehane / Shaloum... Ils vivaient au Khandag et

au Sbath. Il y'avait un juif muet mais qui était très habile en matière de fabrication de

bijoux.

     Le Tannage.
Heloua Amar et son frère Mohamed étaient de fins tanneurs. Ils ramassaient les peaux

de chevres et de moutons et les transformaient en cuir pret à etre transformé. Des

marchands de Setif et Bordj Bouareridj venaient presque chaque moi pour l'achat de

peaux. Un autre commerce qui jqdis florissait était celui de épluchures de grenade.

Celles d'Ouled-Djellal étaient les meileures car riche en matière colorante.

Hélas, il ne reste plus rien de tout ça.

 Errahba: La grande place.
La grande place Errahba abritait des boutiques de broderie. Les brodeurs ' Baoudar'

avaient pour tache de broder et finir les burnous et kachabias en utilisant des fils de

toutes les couleurs et des motifs fantastiques: c'était un travail d'artistes. La

maçonnerie. La ville comptait beaucoup de maitres maçons très habiles. Spécialistes

en la matière, ils ont contribué à la construction de la ville en utilisant des matériaux

locaux: argile, pierres, toub, troncs d'arbres, feuilles de palmiers, plâtre.
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