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Bouguerra El Ouafi: Un Champion Oublié.



Bougherra El Ouafi: un champion oublié.

 

Contrairement à ce qu'on raconte, le mouvement sportif  à Ouled-Djellal n'a pas commencé avec la création de l'équipe locale de football  la JSOD en 1930 par feu Lucien Fourastier. Ahmed El Ouafi, athlète d'exception, put inscrire le nom d'Ouled-Djellal dans les anales du  mouvement sportif mondial bien avant cette date.   

                                        

 

Bouguerra El Ouafi fut le seul Algérien  médaillé d'or aux Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928. Tombée longuement dans l'oubli, sa figure est en cours de  réhabilitation.

Dans son article paru dans le célèbre Migrance - n°22, Yvan GASTAUT  e-mail: gastaut@unice.fr écrit que Bouguerra El Ouafi est né dans le Constantinois, mais il est plus judicieux de dire qu'il est né à Ouled-Djellal le 18 Octobre 1898.

Son cousin raconte que sa grand mère lui rapportait des faits sur son oncle en l'occurrence Bouguerra El Ouafi. La maman de Bouguerra racontait que son enfant était chétif car ils étaient très pauvres et leur vie était comme celle de tout les Algériens. Ils se nourrissaient de dattes, de galette d'orge et de lait de chèvre. Les légumes frais ou secs étaient un luxe pour la famille. Mais Bouguerra El Ouafi avait une préférence pour le lait de chèvre, le 'Borr': un mélange de farine de dattes 'Mech-Degla', de farine de blé et parfois un peu de son avec. Ce régime, très riche en calcium et autres vitamines donna beaucoup de force à notre bonhomme. Cette force étonnait plus d'un car on raconte que Bouguerra parcourait plus de 15 kilomètres quotidiennement malgré son jeune âge. Il n'avait que 14 années, malgré cela, il se présentait déjà comme un futur grand marathonien.



Bouguerra El Ouafi émigre vers la France en quête de travail comme tout les Algériens. Ses premiers mois furent très difficiles: sans le sous, il demandait de l'aide à ses compatriotes qui répondirent présents.

 

C'est en effectuant son service militaire qu'un officier remarque ses qualités athlétiques. En 1923, il débarque en métropole pour participer à des championnats militaires d'athlétisme.La Fédération Française d'Athlétisme le retient pour participer aux Jeux olympiques de Paris en 1924 : sa volonté lui permet de se classer à une belle 7eme place.



Ce résultat n'apporta rien de nouveau dans la vie de Bouguerra. Pour gagner sa vie, il est contraint de travailler comme manœuvre dans les usines Renault de Billancourt et devient logiquement sociétaire du club de l'usine, le CO Billancourt dans le cadre duquel il s'entraîne après le travail.


 

 Préparé par Louis Corlet, Ahmed El Ouafi remporte le championnat Français du marathon en 1927 et se qualifie une seconde fois pour les Jeuxolympiques.

                  Les autres journaux, dont L'Auto, ne donnèrent pas à cette victoire l'éclat que l'on pouvait attendre…
Mal conseillé et peu considéré, El Ouafi ne sut pas profiter de son talent. Cédant aux offres d'un patron de cirque américain, il participe à des exhibitions aux États-Unis face à des athlètes locaux. Il se produit également dans des courses de foire, face à des chevaux ou autres animaux. Cette aventure qui ne l'enrichira guère, lui vaudra d'être radié par la Fédération Française d'Athlétisme.
                          De retour en France, sa reconversion s'avéra difficile : avec ses maigres économies, il acheta un café dans le quartier de la gare d'Austerlitz au milieu des années 30. Mais l'affaire marche mal, et, victime de plusieurs escroqueries, El Ouafi connaît rapidement des problèmes financiers. Durant les deux dernières décennies de son existence, il vivra d'expédients dans une situation d'extrême dénuement. Il faut attendre la victoire d'Alain Mimoun - autre Algérien - au Marathon des Jeux olympiques de Melbourne en 1956 pour que celui-ci tente de le sortir de l'ombre en l'invitant à l'Élysée lors de la réception donnée en son honneur. El Ouafi n'est plus alors qu'un vieillard édenté, délaissé de tous. En 1959, lors d'une sombre querelle familiale, il trouve la mort à Saint-Denis.
Enterré furtivement au cimetière musulman de Bobigny, Ahmed El Ouafi disparut définitivement de la mémoire du sport français.


 A l'image du statut des indigènes, un champion algérien n'était pas un champion français à part entière : le parcours douloureux de cet athlète oublié révèle l'impossible célébration dans la France coloniale de champions indigènes.

Lea statuts Français étaient clairs et racistes. Mais qu'en est-il des statuts Algériens? Certes beaucoup d'articles de journeaux ont noué les merites de Bouguerra, mais il merite plus que cela.

 


El Ouafi Bouguerra est mort dans des circonstances obscures, mais il n'a jamais renié sa patrie comme beaucoup le prétendent.



Il a été mal conseillé, il était victime de son ignorance, il a été escroqué plusieurs fois mais il n'a jamais été traitre. La question qui se pose et la suivante: Pourquoi la France oublie-t-elle un champion olympique de cettee trempe s'il avait renié sa patrie et supporté la France. Victime de conflits et conspiration, Bouguerra a payé tres cher ses qualités de champion Arabe.


Le nom de Bouguerra El Ouafi a été donné à une rue à Boulogne Billacourt en France en reconnaissance à ce dernier.

http://www.ametis-renault.com/UPLOAD/article/pages/109_article.php

 



1 – Pont Renault
2 – Avenue Pierre-Lefaucheux
3 - Place George-Besse
4 - Passage Pierre-Bézier
5 – Passerelle Constant-Le-Maître
6 – Allée Alfred-Costes
7 – Rue Marcel-Bontemps
8Allée El-Ouafi-Boughera
9 – Allée Georges-Askinasi
10 – Place Joseph-Frantz
11 - Allée Robert-Doisneau
12 – Quai Georges-Gorse
13 - Bâtiment Pierre-Dreyfus


 

 


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